Gestion du vieillissement d’un chien

 

Intégré à la vie du groupe, le chien doit rester impliqué dans les activités communes. Certes, des adaptations sont nécessaires : les sorties et les jeux peuvent être plus courts et moins compliqués… Néanmoins, il est indispensable de maintenir une stimulation régulière, tant physique que mentale.

La tendance naturelle de la plupart des maîtres est d’économiser le chien qui a des difficultés physiques ou qui fait preuve d’une certaine lenteur dans ses réactions. En aménageant le cadre de vie et en faisant preuve de patience, on peut continuer à associer le chien à son quotidien.

Le franchissement des escaliers peut devenir une épreuve, mais il ne faut pas renoncer à descendre le chien. Programmer des sorties quand on est peu pressé, utiliser des sangles de soutien pour franchir les obstacles… de nombreuses méthodes permettent de surmonter les difficultés. L’organisme du chien qui reste inactif perd ses capacités rapidement et de manière irréversible.

Accepter le vieillissement ne signifie pas se résigner! Tous les organes vieillissent, mais leur fonctionnement n’est pas altéré de manière identique, ni à la même vitesse : chez certains, le cœur va être le premier touché; chez d’autres, ce sera les reins, ou le foie…

N’hésitez pas à faire examiner régulièrement votre vieux compagnon : grâce à un bilan de santé, un grand nombre d’affections peuvent être dépistées et traitées avant que l’état général du chien ne se dégrade trop. Des mesures précoces n’en sont que plus efficaces.

Il n’est pas question de surmédicaliser votre chien, mais de lui rendre simplement la vie plus agréable et plus confortable. Les mesures à prendre ne sont pas toujours d’ordre médical : une adaptation alimentaire est par exemple nécessaire pour économiser des organes affaiblis par l’âge, notamment les reins ou le foie.

En revanche, pour les maladies cardiaques qui évoluent sur plusieurs années, le dépistage, les traitements médicaux et les détartrages réguliers permettent de retarder les symptômes et de prolonger la vie.

L’hygiène de la peau est primordiale chez le vieux chien. Outre que ses défenses contre les attaques de parasites externes sont diminuées, il se toilette moins souvent et se souille plus fréquemment. Or une mauvaise hygiène de la peau contribue à des surinfections fréquentes.

De plus, le chien brossé et lavé régulièrement se sent sûrement bien mieux dans son poil et dans sa tête qu’un chien sale et au pelage emmêlé. De nombreux propriétaires renoncent à faire toiletter leur chien parce qu’il est vieux.

À défaut, des toilettages express à la maison (ou éventuellement chez le vétérinaire) sont à envisager. Ils peuvent, s’ils ne tournent pas au pugilat, être vécus comme des moments d’intimité et de rapprochement très appréciés par le chien vieillissant.

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